Arnaud Prost, astronaute de réserve de l'ESA, est assigné à la mission Vast-1 vers Haven-1, la station spatiale commerciale développée par l'entreprise américaine Vast. Le lancement est visé au plus tôt au premier trimestre 2027. Ce sera son premier vol spatial — et, selon le CNES, le premier vol d'un astronaute vers une station orbitale commerciale.
Sa mission relève du même accord France-Vast que celle de Thomas Pesquet, annoncé le 1er juin 2026 au sommet Choose France, mais les deux vols sont distincts : Thomas Pesquet commandera une mission privée vers l'ISS, Arnaud Prost rejoindra une station indépendante de l'ISS. Haven-1 est en cours d'assemblage dans les installations de Vast à Long Beach, en Californie.
Pourquoi cette mission compte pour l'après-ISS
La Station Spatiale Internationale est habitée en continu depuis novembre 2000, mais sa fin d'exploitation est programmée : elle sera désorbitée de façon contrôlée à la fin de la décennie. La question n'est donc plus de savoir si l'orbite basse restera habitée, mais par quoi.
La réponse en construction est celle de stations privées, plus petites, exploitées par des entreprises qui vendent des séjours à des agences et à des industriels. Haven-1 est l'une des premières à devoir voler. Un astronaute européen à bord du tout premier vol habité de ce type place la France dans la transition dès son ouverture, plutôt qu'après.
Ce que cela change pour l'observation depuis la France
Rien à court terme : jusqu'à la fin de l'ISS, c'est bien la station actuelle que vous voyez passer dans le ciel. À plus long terme, les stations commerciales seront elles aussi observables à l'œil nu si leur orbite et leur taille le permettent — une station plus petite est simplement moins brillante, donc plus difficile à repérer sans savoir exactement où regarder.